Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 16:59
Pour la sixième année consécutive, le bénéfice net de l’entreprise familiale s’accroît.  Celle-ci proposera un dividende de 2 euros par action.

 

Le cours boursier ne correspond pas à la valeur économique réelle de la société d’investissement. Wendel est un nouvel exemple d’entreprise touchée injustement par la crise de confiance des marchés financiers. Alors que les fondamentaux de la holding sont bons, le titre a perdu 12% de sa valeur en Bourse de Paris au cours de l’année 2007, et 19% depuis le 1e janvier. Ces contre-performances sont-elles seulement imputables au climat d’incertitude engendré par la crise des subprimes aux Etats-Unis? On peut le penser. A partir de juillet 2007, le cours de l’action a plongé de 41% tandis qu’il avait progressé de 20% au premier semestre.

 

Pourtant, le résultat 2007 de Wendel est solide. La holding a annoncé un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros, en augmentation de 28%, et un résultat net part du groupe de 879 millions d’euros, multiplié par 2,4 en un an. La hausse de 141% du bénéfice net doit toutefois être relativisée. La cession de titres réalisée lors de l’introduction en Bourse de Paris de Bureau Veritas, en octobre 2007, a apporté 1,2 milliards d’euros à Wendel, qui reste détenteur de 63% du capital. Sans cette importante plus-value financière, le résultat net des activités s’établit à 408 millions d’euros, en progression de 13% sur l’année.

 

La holding profite de la bonne rentabilité de sa filiale Bureau Veritas. Le 2e groupe mondial de la certification et du contrôle qualité affiche un bénéfice net en hausse de 19,9%, contribuant à plus de la moitié de l’augmentation du résultat net de Wendel. A noter, la contribution de 17% de Materis, dont le bénéfice net a progressé de 27%, et la baisse des recettes de Oranje-Nassau − le groupe énergétique a cédé son pôle immobilier −  dont le résultat net a plongé de 15,6%.

 

Wendel, premier actionnaire de Saint-Gobain

 

En 2007, la société d’investissement a continué à se développer : Wendel a réalisé 30 nouvelles acquisitions, pour 760 millions d’euros, et a enregistré une croissance organique moyenne de ses filiales de 7% (dont +16% pour Stallargènes et +10% pour Bureau Veritas). La tendance perdure en 2008. Mercredi 26 mars, Jean-Bernard Lafonta, le président du directoire, a annoncé que son groupe était devenu l’actionnaire principal de Saint-Gobain grâce à la détention de 20,6% du capital. Les dirigeants de l’entreprise familiale n’ont donc pas tenu compte de la dégradation de la notation financière de Wendel fin janvier, de BBB/A-2 à BBB-/A-3, par Standard & Poor’s. L’agence doute de la stratégie d’investissement du groupe − la holding avait augmenté sa participation dans le capital de Saint-Gobain à 15,5%, en novembre 2007 − qui persiste à investir dans le leader mondial des matériaux de construction.

 

Par Nico - Publié dans : Entreprises
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